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Compréhension de la maladie et adaptation des règles hygiéno-diététiques chez les sujets diabétiques type 2 précaires, une étude qualitative en médecine générale

Thèse de Virginie LOZE, présentée et soutenue publiquement le 09 mars 2017.

jeudi 27 avril 2017

En France, en 2013, plus de 3 millions de personnes diabétiques prenaient un traitement médicamenteux pour un diabète de type 1 ou 2 (soit 4,7% de la population). A cela, s’ajoutent les personnes diabétiques qui s’ignorent. Cette prévalence ne cesse d’augmenter en France, particulièrement chez les hommes, les jeunes (<20 ans) et les plus âgés (>80 ans). Toutefois, cette progression enregistre un ralentissement depuis 2009 : le taux de croissance annuel moyen était de 5,4% sur la période 2006-2009 et de 2,3 % sur la période 2009-2013.

Le diabète de type 2 est une pathologie à laquelle le médecin généraliste est confronté quotidiennement. La précarité est reconnue comme facteur favorisant le diabète de type 2 et ces patients sont souvent isolés et présentent plus de complications liées au diabète. Différentes solutions sont abordées pour améliorer leur prise en charge, notamment l’éducation thérapeutique.

Cette étude qualitative a évalué les connaissances de 15 patients diabétiques de type 2 précaires sur leur pathologie, notamment les règles hygiéno-diététiques ainsi que leur vécu de la maladie dans le but de connaitre leurs besoins et améliorer leur prise en charge. 15 entretiens semi structurés ont été réalisés avec des patients recrutés en médecine générale, répondant aux critères de précarité.

Il en ressort qu’ils connaissent peu la physiopathologie de leur maladie. Moins de la moitié considère les règles hygiéno-diététiques comme un traitement du diabète de type 2 et comprend l’utilité du suivi. Le médecin généraliste est au premier plan mais peu de patients lui expriment leurs besoins d’informations. Les sentiments exprimés sont globalement négatifs et dominés par la peur et la frustration devant la contrainte quotidienne liée à la maladie. La plupart sont en demande d’éducation thérapeutique.

Pour améliorer leur prise en charge il faudrait agir dès le début de la maladie en réalisant une consultation d’annonce systématique, former les médecins généralistes à l’éducation thérapeutique et s’appuyer sur les moyens disponibles pour « travailler ensemble », notamment les réseaux. Pour cela une revalorisation du rôle clé du médecin généraliste serait nécessaire.

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