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Santé des médecins généralistes : Dépistage du cancer du col de l’utérus chez les médecins généralistes franciliennes (Enquête quantitative sur le dépistage par frottis cervico-utérin et ses freins)

samedi 22 décembre 2018

Le cancer du col de l’utérus, provoqué par une infection persistante à certains génotypes de papillomavirus à haut risque oncogène, représente la 12e cause de mortalité par cancer en France avec environ 1000 décès par an. La Haute Autorité de Santé recommande son dépistage par la réalisation d’un frottis cervico-utérin tous les 3 ans chez les femmes âgées de 25 à 65 ans, après 2 frottis normaux réalisés à 1 an d’intervalle. En France, le taux de couverture du dépistage de la population générale cible est actuellement d’environ 60%. Notre objectif est d’explorer les modes de recours des femmes médecins généralistes franciliennes à leur propre dépistage du cancer du col de l’utérus par frottis cervico-utérin. Nous analyserons le profil de ces médecins en fonction de leur observance, ainsi que les freins à la réalisation de cet acte de prévention.

METHODE Il s’agit d’une étude descriptive quantitative sur les médecins généralistes franciliennes réalisée entre juin 2017 et avril 2018 via un questionnaire disponible en ligne et diffusé par internet.

RESULTATS 196 médecins franciliennes ont répondu à notre questionnaire, dont une majorité âgées de 25 à 35 ans. Ces femmes se faisaient suivre régulièrement sur le plan gynécologique pour 85,5% d’entre elles, et 81,1% avaient bénéficié d’un frottis de dépistage dans les 3 années précédentes, tous âges confondus. Les femmes âgées de plus de 46 ans étaient moins nombreuses à s’être fait dépister selon les recommandations (entre 63,2% et 71,4% selon les tranches d’âge). Ces résultats concordent avec ceux d’autres études réalisées sur la santé des femmes médecins. Les femmes ayant des enfants de moins de 3 ans sont statistiquement plus nombreuses à s’être fait dépister récemment que celles dont les enfants sont plus âgés ou celles sans enfant. Les principaux freins retrouvés à l’irrégularité ou à l’absence de suivi sont le manque de temps, la négligence et la pudeur.

DISCUSSION La généralisation du dépistage organisé ainsi que la mise à disposition de kit d’auto-prélèvement vaginal et la création de bilan de santé dédié aux médecins pourraient être des solutions pour pallier aux principaux freins de participation.

CONCLUSION Le taux de participation au dépistage du cancer du col de l’utérus des femmes médecins généralistes franciliennes est supérieur aux objectifs nationaux et au taux de la population générale, mais on observe une diminution de la participation avec l’âge.

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