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Étude de l’amélioration de la qualité de vie chez des patients ayant participé à l’atelier alimentation du centre municipal de santé d’Ivry-sur-Seine

thèse de Martina Bisio, soutenue le 15 novembre 2018

samedi 17 novembre 2018

Le médecin généraliste se voit souvent contraint de prendre en charge seul des patients à situations complexes pour lesquels les thérapeutiques médicamenteuses ne semblent pas toujours suffisantes. Les thérapeutiques non médicamenteuses sont nombreuses et ont fait leur preuve dans d’autres spécialités. La HAS incite à mener des études d’évaluation de ces thérapeutiques. Objectif : L’objectif principal de cette étude était d’étudier l’amélioration de la qualité de vie chez les patients ayant participé à l’atelier alimentation du centre de santé d’Ivry-sur-Seine depuis 2014. Nous avons également recherché quels étaient les facteurs associés à cette amélioration. Matériels et méthodes : Étude évaluative, observationnelle, comparant les données avant/après, monocentrique, rétrospective. Résultats : Chez les 22 patients ayant répondu au questionnaire, il y avait une amélioration statistiquement significative de leur score de qualité de vie ( 77,5 ± 11,1 VS 88,5 ± 10,5 p 0,002 ), en particulier sur le score de qualité de vie mentale. Il y avait également une tendance à l’amélioration des données cliniques ( p<0,2 ) . Les facteurs associés à cette amélioration sont multiples. Ils sont liés à la structure de l’atelier ( le cadre, la relation thérapeutique, la structure groupale, le contenu… ), à l’apprentissage de plusieurs éléments au sein de l’atelier ( règles hygiénodiététiques, sociabilisation, interdépendance… ) et à l’application des ces compétences dans la vie quotidienne. Discussion : Ces résultats positifs nous ont permis de conceptualiser un « atelier alimentation type » qui pourrait être proposé pour la prise en charge de patients avec facteurs de risque cardio-vasculaire, des patients fragiles psychologiquement et des patients souffrant d’isolement ou de difficultés sociales. Les bien faits à long terme n’ont pas été étudiés. La dépendance à cet atelier donne lieu à une réflexion sur la préparation à une « fin » de l’atelier et de la vie après l’atelier. Le médecin traitant pourrait avoir un rôle important dans cet accompagnement

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