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Véganisme et médecine générale Un enjeu singulier pour la relation de soins

thèse de Cora-Line Hardouin soutenue le 25 octobre 2018

samedi 27 octobre 2018

Un processus d’individuation se développe dans nos sociétés modernes. L’individu s’affirme au regard des normes sociales et se définit à travers ses propres références, il est son propre modèle sur lequel s’ajustent ses valeurs. Le véganisme s’inscrit dans ce mouvement avec des représentations plus vastes que la seule préoccupation nutritionnelle, susceptibles d’interpeller le médecin généraliste dans sa posture de soignant. OBJECTIF : Décrire les représentations des choix du véganisme et leurs incidences sur la relation de soins avec le médecin traitant. METHODE : Etude phénoménologique inductive par entretiens auprès de personnes véganes. RESULTATS : 12 entretiens avec saturation des données ont permis de relever les éléments principaux de discussion autour de notre problématique. Il ressort prioritairement que les personnes véganes ont orienté ce choix à partir de considérations symboliques : bien-être animal, justice sociale, place de l’Homme dans le monde et son rapport à la nature et au vivant. Il s’ensuit une construction autour des représentations de santé comme éléments majeurs de la démarche qui s’inscrivent dans un double registre par la quête d’informations (connaissances) et de bien-être tout autant qu’une approche éthique. Il s’agit de se préserver contre la dissonance cognitive. Le véganisme menace l’alliance thérapeutique lorsque des conflits de valeurs apparaissent. CONCLUSION : Afin de conserver l’alliance thérapeutique le médecin et la personne végane s’engagent par un consensus temporaire dans l’interaction de soin au-delà de leurs propres représentations.

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